2026. Les empires sont de retour. Ce ne sont pas seulement les règles de droit international laborieusement élaborées au lendemain de la seconde Guerre mondiale qui sont jetées aux orties. C’est la loi du plus fort qui est devenue la loi suprême. États Unis, Russie et dans une moindre mesure Chine entendent imposer leurs intérêts et leur vision du monde, celle de souverainetés nationales irresponsables et solitaires. On comprend que pour eux la construction européenne, seul exemple au monde du dépassement pacifique de ces souverainetés étatiques, vivant contre exemple de ce qu’ils considèrent comme le seul comportement possible, soit insupportable et qu’ils n’aient de cesse de l’humilier et de l’affaiblir de l’intérieur et de l’extérieur.

A l’échelle de l’histoire de l’humanité, à moins de nous résigner à notre disparition, la construction d’un monde responsable et solidaire est la seule perspective possible. Mais comment y parvenir ? Quels acteurs peuvent y contribuer ? Comment en définir la stratégie avec ce que cela comporte de hiérarchisation des enjeux, d’ouverture de nouvelles perspectives et de saisie d’opportunités? Car face à ce qu’il faut bien appeler un « changement d’ère », les acteurs, les systèmes de pensée et les institutions hérités de l’ancien monde sont mal préparés et mal outillés. La mobilisation de la philanthropie est un élément de réponse possible si elle sort de ses ornières et tire parti de deux privilèges dont elle jouit : le libre choix des échelles et des modes d’action ; la possibilité d’agir à long terme sans craindre la sanction d’actionnaires ou d’électeurs.

C'est ce qu'illustre le texte ci-joint. il montre qu’une « petite fondation » peut trouver les voies et moyens de la construction d’un monde responsable et solidaire, dégager à l’issue d’un dialogue mondial l’Agenda du 21e siècle -au sens littéral du terme "agenda", ,  ce que nous devons faire absolument- et contribuer à le mettre en œuvre. Nous ne prétendons pas ériger cette histoire en modèle mais nous inscrire en faux vis à vis de ceux qui pensent que face à des grandes puissances qui tirent dans le sens inverse rien n’est possible.

Le texte est tiré du résumé d’une chronique de la FPH qui raconte son action au jour le jour, de 1982 à 2014 . Un tel résumé permet de dégager les grandes lignes de cette histoire mais il en gomme les aspérités, les hésitations et masque les circonstances particulières, les hasards parfois, qui ont rendu cette histoire possible. Je ne peux que recommander au lecteur intéressé de se reporter à la chronique complète, également en annexe.